Candidature de la RDC au poste de Secrétaire général à la Francophonie : Un repositionnement diplomatique sur la scène internationale

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La République démocratique du Congo va présenter sa candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, la plus haute fonction de cette institution et véritable clé de voûte de son action. Une candidature pleinement légitime.

La RDC est en effet État membre de plein droit de la Francophonie. Cette démarche ne se fonde donc pas uniquement sur son statut de premier pays francophone en terme de population, la France restant en tête en nombre absolu de locuteurs de  langue française et le Canada en superficie.

Il s’agit avant tout d’un choix stratégique, révélateur de l’ambition de la RDC  donc grand pays francophone  d’assumer un rôle majeur de leadership au sein de la grande famille francophone.

Cette candidature s’inscrit dans une dynamique plus large de repositionnement diplomatique de la RDC sur la scène internationale.

L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du 30 janvier. 2026, sans qu’aucun nom ne soit annoncé officiellement. Le choix du candidat relève exclusivement de la  discrétion du Chef de l’État.

Le règlement unique des instances de l’Organisation internationale de la Francophonie fixe des critères clairs et opposables à tous les candidats. Il est notamment exigé de justifier de hautes qualités de compétence, de qualification, d’expérience et d’intégrité, d’avoir exercé de hautes fonctions officielles ou dirigé une organisation internationale ou régionale, et démontré un engagement constant en faveur des valeurs et priorités inscrites dans la Charte de la Francophonie.

À partir de ces critères, chaque État met en avant des atouts spécifiques.
En 2014, au sommet de Dakar au Sénégal avec la thématique sur les femmes, le Canada avait présenté la candidature de Michaëlle Jean, dans un contexte marqué par la promotion du leadership féminin. Elle devenait ainsi la première femme à diriger l’OIF, après deux hommes, ouvrant la voie à une nouvelle dynamique.

Jusqu’ici, la Francophonie n’a jamais été dirigée par un secrétaire général de moins de 50 ans. Pourtant, l’avenir de l’organisation repose sur la jeunesse, une jeunesse majoritairement présente en RDC, pays le plus peuplé de l’espace francophone.

La RDC pourrait ainsi miser sur une candidature jeune, en phase avec les défis et les perspectives de demain.

Les candidatures au poste de Secrétaire général sont transmises par voie diplomatique au président en exercice de la Francophonie, qui en prend acte. Depuis le sommet de Villers-Cotterêts, cette présidence est assurée par le président français.

Avec l’annonce officielle de la candidature congolaise, il devient impératif que le président de la République désigne son représentant personnel auprès de la Francophonie pour montrer son attachement à l'OIF.

Dans le même temps, la RDC devra activer les mécanismes diplomatiques de coulisses, en s’appuyant sur ses  grands experts nationaux reconnus en matière de Francophonie.

Car il faut le rappeler, l’élection d’un secrétaire général de la Francophonie ne se fait pas dans les urnes. Il n’y a jamais eu de vote à bulletins.

Le Secrétaire général a toujours été élu par consensus. Il faut donc un candidat qui fera consensus.

A Kinshasa, pour plus d'une personne, il y a des facteurs clés  qui conditionnent ou qui peuvent être déterminant pour le l'acceptation de la candidature sont bien détaillés cela pourra à certains compromettre certains  choix.  La Jeunesse avec une telle performance,  clarté, CV, il faudrait vraiment fouiller ...

Dans ce cas, le comeback de Isabel Tshombe à ce poste serait rassurant car elle remplit ces critères et maîtrise les rouages de l'organisation.  Et avec les enjeux de l'heure, elle serait une bonne interlocutrice pour la RDC.

Par contre, d'autres font le choix de Mme Thérèse Kayikwamba...

Comme souligné, il revient au Chef de l'Etat d'opérer le choix et envoyer le nom pour approbation.

Entre-temps toute la RDC attend connaître dans les prochains jours le nom de son candidat au poste de secrétaire général de l’organisation internationale de la Francophonie pour contrer toute éventuelle spéculation.

Gisèle Tshijuka

(GTM/BTT/PKF)


03-Février-2026

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