Kinshasa : La mauvaise foi des opérateurs du secteur des transports mise à nue

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Lundi 26 janvier 2026, jour de tous les enjeux ou les dangers pour les Kinois, prévu pour l’application des énièmes mesures annoncées par l’autorité visant à mettre de l’ordre dans la circulation routière.

Les débats alimentent plusieurs milieux dans la ville de Kinshasa où l’autorité a décidé de prendre des mesures afin de mettre de l’ordre dans le secteur du transport dans lequel on dénote la mauvaise foi des opérateurs du secteur. Ils promettent de narguer cette autorité le lundi 26 janvier, jour choisi pour le début de l’exécution des mesures fortes annoncées par le gouvernement provincial, en lançant sur terrain au moins 3000 éléments de la Police et autres agents de l’Etat chargés de veiller à leur application. Certains d’entr’eux annoncent qu’ils vont observer ce jour une grève, en réponse à ce qu’ils qualifient déjà de tracasserie organisée.


A propos des mesures du gouvernement provincial, elles concernent le contrôle des Permis de conduire; le Contrôle technique valide; le contrôle de l’Assurance et de   Vignette, de l’Autorisation de transport pour les véhicules de transport en commun. En plus de cela, les usagers de la route sont tenus au respect strict du Code de la route, notamment avec l’obligation du port de la ceinture, l’interdiction des stationnements non autorisés, sens inverse les dépassements incontrôlés…

Selon les témoignages d’un agent du service des transports de la ville affecté au carrefour de Kintambo Magasin contacté par votre rédaction, les opérateurs de ce secteur sont tous des inciviques. Qu’il s’agisse des propriétaires de véhicules, des chauffeurs et des receveurs.  
« Les propriétaires des véhicules de transport en commun (pour ne parler que d’eux) amassent énormément d’argent dans une ville où la demande est très forte. Sauf on ne comprend pas pourquoi ils  refusent de se conformer à la loi en payant les taxes et les impôts, en envoyant leurs véhicules au  contrôle technique », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « Au sujet du contrôle technique, nous avons les rapports selon lesquels les propriétaires  des véhicules n’ont pas profité de la trêve décrétée pendant les fêtes de fin d’année pour se mettre en ordre. Les statistiques ont sensiblement baissé. Les sites retenus pour cette opération n’étaient plus fréquentés ».

En ce qui concerne les chauffeurs, non seulement ils ne respectent pas le Code la route, mais il leur manque la courtoisie et la discipline. Ils sont toujours pressés soit disant qu’ils cherchent à rassembler le montant du versement.  Certains d’entr’eux refusent de se procurer de leur permis. Ici également, les sites de délivrance de ce document ont cessé d’être fréquentés, ou mieux, d’être envahies pendant le temps de la trêve. Alors que c’était le temps favorable pour les uns et les autres pour se mettre en ordre. »

Les receveurs pour leur part ont une lourde responsabilité dans le désordre constaté dans ce secteur, notamment en ce qui concerne l’application de la grille tarifaire proposée par l’Etat qui n’est pas respectée. Se croyant de tout permis à cause du monopole qu’ils ont, suite à l’insuffisance du transport en commun de l’Etat ainsi que de la forte demande, ils se permettent d’augmenter les prix des courses. C’est suite entre autre à cette gangrène que le gouvernement provincial est monté au créneau pour y  mettre de l’ordre. 

Boni Tsala

(BT/Yes)


23-Janvier-2026

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