Conflit RDC-Rwanda : le Burundi appelle à une force d’interposition pour faire observer le cessez-le-feu

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Face à la persistance des tensions sécuritaires entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le président burundais Évariste Ndayishimiye appelle les Nations unies à renforcer leur implication. Il souhaite voir la MONUSCO évoluer vers une véritable force d’interposition neutre, capable de surveiller les deux forces à la frontière entre les deux pays en conflit.

Lors de son mot à l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Burundi, le 15 janvier 2026, Évariste Ndayishimiye a appelé à une implication renforcée des Nations unies, en particulier par un renforcement du mandat de la MONUSCO pour s’interposer entre la RDC et le Rwanda et faire observer le cessez-le-feu. 

« Je pense également que si les Nations unies s’impliquent davantage, nous disposons déjà d’un instrument, qui semble être passif la MONUSCO. Si on activait la MONUSCO pour assurer la force d'interposition réelle, une force neutre d'interposition qui va être à la frontière du Rwanda et celle du Congo, comme ça le Rwanda aura la garantie de ne pas être attaqué, et le Congo pourrait retrouver la paix et entamer un processus de paix intérieur. », a-t-il déclaré. 

Selon lui, il n'est pas possible que la RDC entame le processus de paix tant qu'il n'y a pas de cessez-le-feu, tant qu'il n'y a pas de séparation des forces de désengagement, tant que les combattants ne sont pas cantonnés pour entamer le processus DDR. « Pour que cela soit une réalité, il faut renforcer la force de la MONUSCO pour la rendre plus active comme ça toutes les parties pourront respectées les engagements pris », a-t-il ajouté dans son allocution.

Il a rappelé la crise dans l’Est de la RDC risque d’embraser la région. « Nous prions Dieu pour que cette guerre n’embrase pas toute la région, mais le Burundi en paie déjà le prix. C’est pourquoi le Burundi réitère son appel à la mise en œuvre effective des résolutions déjà adoptées, notamment la résolution 2773 des Nations unies et celle du Conseil des droits de l’homme », a-t-il fait savoir. 

En froid également avec Kigali, Gitega a demandé en marge de cette cérémonie l’extradition des rebelles burundais de Red Tabara présents au Rwanda afin de permettre le rétablissement des relations entre les deux pays.    

Dido Nsapu


17-Janvier-2026

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