Publié aux éditions DenyLegrand et préfacé par Omer Nsongo di Lema, le livre de Kitutu O’Leontwa « RDC, terre à partager » n’invite pas à la balkanisation du pays de Lumumba. Le livre de Kitutu O’Leontwa vante les ressources naturelles de la RDC.
« C’est l’Odyssée d’un pays au cœur de l’Afrique centrale, où, le Bon Dieu a caché une réserve inestimable de matières premières précieuses pour l’humanité toute entière ».
Pour l’auteur, la malédiction des habitants de cette terre date de 1885, lorsque les puissances occidentales s’évertuèrent à Berlin, en Allemane de Bismarck, à partager la terre d’Afrique, au mieux de leurs intérêts propres.
D’où, Stéphane O’Leontwa fixe l’opinion sur le choix du titre : « Cet énoncé est à la fois une affirmation et une interrogation », prévient–il. Prudence compréhensible et justifiable au moment où, au cours de ces 35 années, lit-on dans la préface de cet ouvrage, ce spectre se renforce au travers de la situation sécuritaire à l’Est, situation en dégradation continue. Certes, les Congolais le perçoivent et le vivent dans la chair depuis l’indépendance via des sécessions, des rébellions et des agressions affectant la partie est comprenant le Katanga, le Kivu et l’Orientale, si on se réfère au découpage territorial effectué sous la colonisation avec six provinces. Les trois autres sont l’Equateur, le Kasaï et Léopoldville. Fait du hasard ou non, c’est justement dans cette partie du pays que se concentrent les minerais stratégiques régulant la sécurité internationale, tous domaines confondus.
A commencer, on s’en doute par le plus célèbre des années 1940-1950 : l’uranium de Shinkolobwe au Katanga.Non seulement ce minerai a mis fin à la seconde guerre mondiale au prix d’une tragédie irréparable.
Depuis, cette terre africaine bénie de Dieu baptisée du nom de l’Etat indépendant du Congo à sa naissance, alors qu’elle n’était qu’une colonie, ne cesse d’être l’objet de divers calculs. Le Congo, dénonce-t-il, il y a plus de deux siècles, était l’objet d’un commerce indécent et acharné, écrit l’auteur.

Sur une étendue de 2.345.000 Km2, dont plus de 60% de terres arables, se trouvent concentrées, de l’est à l’ouest, du Nord au Sud, les matières premières les plus recherchées pour l’industrie de pointe dans le monde. Une population de 120.000.000 de personnes se couche et lèves chaque jour sur certains qualifient de scandale géologique.
Ses eaux, sa forêt, son sous-sol, sa biodiversité exceptionnelle en font l’enjeu géo-économique des grandes et moyennes puissances en quête des richesses. Ces puissances veulent se partager cette terre exceptionnelle. Elles élaborent des stratégies de dépeçage, quitte à passer outre les 25.000.000 de morts que leur appétit a provoqués, en plus de 20 ans de divers conflits armés entretenues sciemment.
En passant en revue les 150 ans de l’existence du Congo (de l’AIA en 1876 à la RDC en 2024, Stéphane Kitutu fait un clin d’œil aux trois grandes Révolutions Mondiales, à savoir la Révolution mondiale automobile avec le caoutchouc, la Révolution atomique ou nucléaire avec l’Uranium et la Révolution climatique avec la forêt, le cobalt et le lithium.
Voilà le message que véhicule l’ancien PDG de la Voix du Zaïre (l’actuelle Radiotélévision nationale congolaise RTNC) à travers ce livre de 210 pages, à lire absolument dans le cadre de la géostratégie pour connaître la place de la RDC dans le monde.
Journaliste professionnel, Kitutu est né à Kinshasa et a fait ses études de Sciences économiques et consulaires.
Boni Tsala
(BT/Yes)
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