L'ancien chef rebelle est jugé à Paris depuis le 12 novembre pour complicité de crimes contre l’humanité commis en République démocratique du Congo (RDC) en 2002-2003. Les avocats généraux ont aussi requis une interdiction définitive du territoire français à l'incriminé. Les juges vont prononcer le verdict le lundi 15 décembre 2025.
Pour les avocats généraux, l'implication de Roger Lumbala dans les crimes commis notamment à Isiro, Bafwasende et Mambasa est claire. « Il a fourni aux auteurs directs les moyens de commettre les crimes : munitions, rations. Il paradait en tenue, entouré de gardes armés et muni d’un bâton de commandement. Il ravitaillait les militaires en nourriture et transportait des munitions lors de ses déplacements dans les localités. Ses taxes étaient même baptisées “efforts de guerre”. Sans complicité, de tels crimes ne peuvent atteindre l’ampleur qui les caractérise », ont indiqué les avocats généraux Nicolas Perron et Claire Thouault.
Roger Lumbala n'avait comparu qu'une seule fois lors de l'ouverture du procès le 12 novembre. Il avait ensuite entamé une grève de la faim avant d'y mettre un terme quelques jours plus tard. Le président du parti RCD-N contestait la compétence de la justice française dans cette affaire.
Dido Nsapu
(DN/PKF)
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