Journée des droits de l’homme : « Les tueries de l'Est de la RDC violent les droits Humains" (Collectif 24)

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Les tueries perpétrées dans l'Est de la République démocratique du Congo par les rebelles du M23 ont été déclarées comme violation de droits humains, ce jeudi 11 décembre 2025, par le Collectif 24, une plateforme des organisations de la société civile à l'occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l'homme, commémorée le 10 décembre de chaque année, déplorant une banalisation inquiétante de la vie humaine.

« À l’Est du pays, pendant que certains célèbrent, d’autres pleurent. La vie humaine est massacrée, sabotée par l’agression barbare du Rwanda et les crimes qui en découlent constituent une violation de droits humains », a affirmé Henri Christian Longendja, secrétaire exécutif du Collectif 24. Ce dernier n’a pas manqué d’épingler d’autres atrocités qui se commettent dans l’Ouest du pays notamment avec la milice Mobondo. « Le banditisme urbain ainsi que les tueries perpétrées à l'Ouest du pays par les Mobondo endeuillent la population et constituent des preuves éloquentes de la d'échéance de la vie humaine pourtant un droit sacré ».

Pour Henri Christian Longendja, le déni du droit à la vie constitue la plus grave crise que traverse la RDC. Une violation flagrante des engagements internationaux et constitutionnels du pays. Rappelant que les droits humains constituent « l’essence même de l’existence » et que la Déclaration universelle des droits de l’homme est inscrite dans la Constitution congolaise, le Secrétaire Exécutif du Collectif 24 regrette que le droit à la vie soit quotidiennement violé.

D’après lui, l’heure est à un sursaut national et à une intervention internationale ferme. « Aucun pays ne peut prétendre à la stabilité lorsque sa population est tuée dans l’indifférence. La vie doit redevenir sacrée », conclut-il.

Gisèle Tshijuka


11-Décembre-2025

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