Kinshasa : embouteillages et hausse du prix de transports font bon ménage à l'approche des fêtes de fin d'année

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La hausse incontrôlée des prix des transports et les embouteillages prennent de l’ampleur à quelques semaines des fêtes de fin d'année dans la capitale congolaise.

Les transporteurs ont décidé de monter les enchères à l'approche des fêtes de fin d'année en augmentant sans raison le coût de la course à travers la ville de Kinshasa.

Pourtant il y a quelques semaines avant ils appliquaient des tarifs indus, en dépit de la demande du gouvernement provincial les enjoignant à réajuster la tarification en rapport à la réalité du marché du taux de change et à la baisse du prix du carburant.

C'est ici où la population s’interroge par rapport à la mise en application de cette mesure du gouvernement provincial de Kinshasa, relatives à  la tarification dans ce secteur.

Tambours  battant, le ministres  Provincial du Plan, Budget, Emploi et Tourisme de la Ville de Kinshasa,  Jésus Noël Sheke a  annoncé il y a quelques semaines des sanctions sévères, notamment avec l’imposition des amendes allant jusqu' à plus d'un million de Fc contre les transporteurs qui violeraient la grille tarifaire proposée par le gouvernement provincial. Mais jamais cela mise en application.

Selon  cette grille, la course par taxi bus  entre Matadi -Kibala  et le marché central revient à 2000 Fc.  Mais, défiant l’autorité, les transporteurs exigent 5000 à 6000 ou 7 000 Fc pour cette course. Pour se déplacer de Matadi Kibala vers Rond-point Ngaba, on exige 2000 Fc, au lieu de 1000 Fc.

Le tout se passe sous l'œil des agents de l'ordre. Face à  cette situation, les Kinois se disent abandonnés et s’en remettent à eux-mêmes en promettant de se faire justice, en disciplinant prochainement les percepteurs (ou les  receveurs) des taxi-bus véreux qu’ils accusent d’être à la base de la majoration des prix  de transports.

« On va les sanctionner dans un avenir proche, en les passant à tabac comme on le fait pour les bandits urbains  (kuluna). C’est seulement à ce prix qu’ils vont changer de comportement. Même les conducteurs risqueraient de subir le même sort », a menacé un passager dans un bus ce mardi matin.

Comme on le voit, la population désabusée est en colère et risque de se faire justice face à ce mutisme de l’Etat qui doit prendre des dispositions utiles pour protéger le pouvoir d’avoir de cette population. Pour leur part, ces receveurs pointent  du doigt  accusateur les chargeurs des véhicules.

En ce qui concerne les embouteillages, ce mot est devenu  le pain quotidien des Kinois. Mais cela devient plus qu’un calvaire par ces temps de la fin d’année dans la mesure tout le monde est dans les courses pour chercher de quoi satisfaire sa famille. On peut quitter le Rond Ngaba à 7 heures pour atteindre le centre-ville à 9 heures 30 soit après plus de 2 heures route… un trajet pourtant qu’on peut parcourir en moins de 30 minutes. Les exemples sont légion. Il n’est pas rare de voir une ambulance, un corbillard, un véhicule de la Police être coincé dans les embouteillages. Cela est devenu normal à Kinshasa. Ici également le gouvernement a le devoir de prendre des mesures adéquates pour juguler ce phénomène en insistant sur le civisme routier. Parce que certains cas d’embouteillages sont dus à l’incivisme de la part des automobilistes et des motocyclistes.

Boni Tsala


(BTT/PKF)


02-Décembre-2025

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