RDC : Le leader des ADF, Jamil Mukulu, jugé en Ouganda

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Le fondateur des Forces démocratiques alliées (ADF), Jamil Mukulu, est jugé depuis une dizaine de jours en Ouganda par la Division des crimes internationaux de la Haute Cour de Kampala. Cet homme, dont le mouvement commet des crimes en RDC, était arrêté depuis 2015.

Arrêté en Tanzanie avant d'être extradé vers l'Ouganda, le leader du mouvement terroriste est en plein procès en Ouganda. Lors de la dernière audience du 19 novembre 2025, les juges ont reporté les débats pour février 2026. Son mouvement, qui commet des meurtres en RDC et parfois en Ouganda continue d’opérer.

En novembre dernier, 89 civils ont été tués, dont au moins 20 femmes et un nombre indéterminé d’enfants, selon les informations recueillies par la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO). Parmi les victimes figuraient aussi des patientes venues accoucher, abattues dans la maternité de Byambwe, à 60 kilomètres à l’ouest de Lubero, où 17 personnes ont perdu la vie.

Cette attaque des ADF s’inscrit dans une série de violences qui dévaste le Nord-Kivu et l’Ituri voisine, dans l'est de la RDC. D’origine ougandaise et affiliées à l’État islamique, les ADF multiplient depuis des mois les tueries, ciblant jusqu’aux « personnels religieux et funéraires », selon la mission. Rien que ces trois derniers mois, plus de 300 civils ont été tués dans cette région livrée à des exactions récurrentes.

En décembre 2019, le Trésor américain avait placé sur sa liste des sanctions les noms de Musa Balaku, un autre leader des ADF, ainsi que cinq de ses proches. Il s’agit d’Amigo Kibirige, Muhammed Lumisa, Elias Segujja, Kayiira Muhammad et Amisi Kasadha.

Dido Nsapu


(DNK/Yes)


01-Décembre-2025

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