Kinshasa : Les élus provinciaux accordent 72 heures au ministre de la Santé pour s’expliquer au sujet du cantonnement, de l’indemnisation des sinistrés des pluies diluviennes des 4 et 5 avril derniers

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Soixante-douze heures sont accordées au ministre provincial de la Santé, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale de la ville de Kinshasa, pour répondre aux préoccupations des élus provinciaux, relatives à la gestion du cantonnement, à l’indemnisation et à la prévention liées aux sinistrés des pluies diluviennes des 4 et 5 avril 2025.

Un délai de soixante-douze (72) heures a été accordé au ministre provincial de la Santé, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale de la ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour répondre aux préoccupations des élus provinciaux, après son interpellation le mercredi, 12 novembre 2025 par le député provincial, Jared Mpanzu Babaka, faisant suite à la gestion du cantonnement, de l’indemnisation et de la prévention liées aux sinistrés des pluies diluviennes des 4 et 5 avril derniers.

« La plénière de ce jour a porté sur l’interpellation du ministre provincial de la Santé, Hygiène et Prévention, Dr Patricien Gongo, suite à la gestion du cantonnement, de l’indemnisation et du suivi post-catastrophe des sinistrés des pluies diluviennes des 4 et 5 avril 2025, ainsi que sur le manque de transparence et de coordination institutionnelle dans l’administration de cette assistance humanitaire. Après la présentation de ses moyens de défense, le ministre Patricien Gongo a sollicité un délai de 72 heures pour répondre aux préoccupations des élus locaux », a indiqué le député provincial, Jared Mpanzu Babaka.

Selon l’élu de la commune de Bandalungwa, le ministre concerné avait la responsabilité de coordonner les secours, d’assurer l’assistance et l’indemnisation des sinistrés, ainsi que de garantir la transparence dans la gestion des aides. « Huit mois après ces événements, l’Assemblée provinciale de Kinshasa a interpellé le ministre à la suite de nombreuses plaintes enregistrées dans la capitale », a-t-il ajouté.

Il s’agit, selon M. Mpanzu, « d’une mauvaise gestion et d’une répartition discriminatoire des aides, d’un recensement opaque des sinistrés, et de sites de cantonnement abandonnés et insalubres ».

La polémique concerne notamment la gestion d’un fonds d’environ neuf millions de dollars américains (9 000 000 USD) débloqué par le Gouvernement central pour l’assistance humanitaire, dont les modalités d’attribution et la liste des bénéficiaires demeurent inconnues. Plusieurs familles affirment n’avoir reçu aucune aide, malgré leur enregistrement initial.

Gisèle Tshijuka


(GTM/BTT/PKF)


13-Novembre-2025

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