Le ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya a annoncé l’adoption de deux résolutions lors de la 85ème Session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), tenue le mois écoulé (octobre 2025) à Banjul, en Gambie. Des résolutions qui reconnaissent et condamnent les génocides commis en République Démocratique du Congo (RDC).
?La première Résolution, a fait savoir Me Samuel Mbemba Kabuya, a été émise par la Société Civile Africaine, qui a reconnu les atrocités perpétrées dans l’Est du pays (RDC) comme relevant du génocide. Cette décision fait suite à un plaidoyer soutenu de la délégation congolaise lors d’un side-event organisé en marge de la Session, auquel ont participé des Commissaires, des Ambassadeurs et des Organisations Non Gouvernementales (ONG).
A en croire le ministre des Droits Humains, les images authentiques de ce qui se passe en RDC ont été montrées. Non sans souligner le rôle déterminant des études et enquêtes réalisées par CIA-VAR et FONAREV à travers leur Comité Scientifique. Des travaux ayant permis d’établir des preuves documentées des crimes commis depuis plusieurs décennies dans l’Est de la RDC.
La seconde Résolution, adoptée par la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) se réfère explicitement au Rapport du Projet Mapping du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme.
Me Samuel Mbemba Kabuya a expliqué que ce Rapport établit l’existence d’actes de génocide et de massacres systématiques sur le Territoire congolais, tout en martelant que les premiers résultats commencent à tomber.
Saluant ce combat initié et conçu par le Chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi , le couple présidentiel en raison de l’implication de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi implémenté par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka avec l’appui du ministère des Droits Humains et d’autres institutions partenaires, Me Samuel Mbemba Kabuya a annoncé une cérémonie de restitution prévue dans les tout prochains jours qui sera marquée par la remise de ces documents symboliques au Président de la République.
A titre de rappel, la 85? Session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) s’est tenue à Banjul, en Gambie, avec une Session privée du 7 au 17 octobre 2025 et une session publique du 21 au 30 octobre 2025, autour du thème principal : « Les Droits Humains et la responsabilité collective ». L’occasion faisant le larron, cette Session a examiné la situation des Droits de l’Homme sur le continent africain, entendu des rapports d’État et discuté de divers sujets.
Participant aux travaux de cette rencontre, le ministre des Droits Humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a, dans sa prise de parole en tant que Représentant choisi des États de l’Union Africaine, présenté l’agression que mène le Rwanda dans l’Est de la RDC comme le défi majeur à l’avancement des droits humains dans son pays, la RDC. Tout en rappelant l’horreur que cause ce pays agresseur avec ses supplétifs (AFC/M23) dans les Nord et Sud-Kivu, bien documenté par des Rapports des Nations-Unies, dénonçant l’épuration ethnique dans le but de s’accaparer des terres minières dans les différentes localités qu’ils contrôlent illégalement.
Il convient d’indiquer que la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) a été créée en vertu des dispositions de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, afin de promouvoir les Droits Humains et d’assurer leur protection en Afrique.
Cette Commission est chargée de promouvoir et de protéger les Droits de l’Homme en interprétant la Charte Africaine et en examinant les plaintes individuelles. Créée en 1986 et basée à Banjul, en Gambie, la CADHP examine les affaires des 53 États membres de l’Union Africaine (à l’exception du Soudan du Sud).
Gisèle Tshijuka
(GTM/BTT/PKF)
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