CIRGL : La crise persistante dans l'Est de la RDC, l'évaluation du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu... au cœur d’une rencontre entre les chefs d’Etat-major de la région

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Les chefs d’Etat-major de la CIRGL procèdent dans la capitale congolaise, à l’analyse de la crise persistante dans l'Est de la RDC, à l'évaluation du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, et à la préparation des recommandations pour le prochain sommet des chefs d'État de cette région.

L'analyse de la crise persistante dans l'Est de la RDC, l'évaluation du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, et la préparation des recommandations pour le sommet des chefs d'État prévu le 15 novembre sont les dossiers au cœur d’une rencontre depuis jeudi 6 novembre à Kinshasa entre les chefs d’Etat-major de la CIRGL.

A l'ouverture, le ministre du Commerce extérieur Julien Paluku, représentant son collègue de la Défense nationale, Guy Kabombo, en mission, a rappelé : « J'étais présent au Sommet de Kampala en novembre 2012 ». Evoquant les décisions cruciales prises à l'époque face à la rébellion du M23 qui défie à nouveau l'autorité de l'État congolais.  Pour Julien Paluku, c’est « Un anniversaire malheureux très douloureux ! ».

Pour sa part le chef d’état-major général des FARDC, le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe a expliqué que la tenue de ces assises s’inscrit dans le cadre du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs. Il a en outre dénoncé l’agression rwandaise dans l’est de la RDC, ainsi que d’autres foyers de tension persistants au sein de la CIRGL.

Ces assises, a-t-il précisé, se tiennent alors que la République démocratique du Congo est agressée dans sa partie orientale par la République du Rwanda, pourtant membre de la CIRGL. Nous avons également la République sœur du Soudan, en proie à une guerre dont les victimes se comptent par milliers, déstabilisant sa sécurité interne et provoquant d'innombrables réfugiés dans les pays voisins. Il existe aussi d’autres foyers de tension qui entravent l’atteinte des objectifs fixés par nos Chefs d’État.

Le chef d’état-major général des FARDC a ajouté : « Malgré cela, nous sommes réconfortés par votre présence ici, signe d’un engagement en faveur de la sécurité collective de notre région. Elle témoigne de l’importance que nous accordons tous à la recherche de solutions concrètes et durables face aux multiples défis auxquels nous sommes confrontés. D’où la nécessité d’entreprendre des actions collectives, orientées vers la résolution de ces défis, afin de parvenir à la paix globale à laquelle aspirent nos populations ».

Cette rencontre des chefs des armées de la région des Grands Lacs est organisée  en prélude de la tenue le 15 novembre à Kinshasa, du 9ème sommet ordinaire des chefs d'État et de gouvernement de la Région des Grands lacs et débouchera à des recommandations qui serviront de document de travail à ce sommet. Comme quoi, les travaux de Kinshasa préparent ainsi le terrain pour des décisions politiques que les chefs d'Etat et de gouvernement auront à prendre lors de leur rencontre. À cette occasion, le président de la RDC, Félix Tshisekedi prendra la présidence tournante de cette organisation, en succession de son homologue angolais, Joao Lourenço.

Boni Tsala


(BT/Yes)


07-Novembre-2025

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