Après avoir déposé les armes, les miliciens Mobondo sèment à nouveau la terreur dans la commune de Maluku dans la périphérie de Kinshasa où ils rançonnent les voyageurs entre la ville de Kinshasa et le Grand Bandundu.
Le porte-parole de l’opération Ngemba, le capitaine Anthony Mualushay, a confirmé ces faits : « Ceux qui ont accepté de déposer les armes, la majorité d’entre eux sont logés dans plusieurs villages de la commune urbano-rurale de Maluku, entre autres à M’bakana. Certains commencent à agir comme des coupeurs de route, s’attaquant aux véhicules sur la nationale n°1 et la nationale n°17 ».
Et d’annoncer : « Nous avons mis en marche un dispositif sécuritaire afin que ces actes ne se répètent plus. Les 11e et 14e régions militaires travaillent désormais de concert avec Kinshasa dans des opérations interrégionales. L’objectif est clair : mettre hors d’état de nuire tous les Mobondo encore actifs ».
Pour cet officier miltaire, le conflit s’est donc mué en insécurité diffuse, une forme plus insidieuse où les ex-combattants, privés d’encadrement, se fondent dans la criminalité ordinaire. « Les bastions connus des insurgés sont déjà nettoyés. Ceux qui opèrent aujourd’hui se comportent comme des coupeurs de route, sans base identifiable », ajoute-t-il.
Boni Tsala
(BT/Yes)
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