Les éléments de la Police de circulation routière (PCR) ont abandonné leur poste le mercredi 5 novembre vers 16 heures, face à l’incivisme routier de certains automobilistes privés et à l’invasion des cortèges des officiels au carrefour Batetela à la hauteur du croisement Batetela/ boulevard du 30 juin dans la commune de la Gombe à Kinshasa.
Les éléments de la Police de circulation routière (PCR) ont abandonné leur poste le mercredi 5 novembre vers 16 heures, face à l’incivisme routier de certains automobilistes privés et à l’invasion des cortèges des officiels au carrefour Batetela à la hauteur du croisement Batetela/boulevard du 30 juin dans la commune de la Gombe à Kinshasa.
Alors qu’ils tentaient de réguler la circulation suite au flux des véhicules, plus de 4 cortèges des officiels auxquels, il faut ajouter des ambulances et véhicules de la Police dit « Kabasele » arrivèrent sur les lieux. Avec des bruits assourdissants, chacun sollicitant un passage, le carrefour était rendu incontrôlable.
Pris de colère, impuissants et incapables de réguler la circulation, face à ce concert des gyrophares et de klaxons, ils vont abandonner leur poste, laissant ainsi pourrir la situation. Même l’intervention des éléments de Forces armées de la RDC de passage, n’a pas pu décanter la situation. Il a fallu passer plus d’une heure pour se libérer de cet enfer.
«Il y a trop d’officiels avec des gyrophares dans la ville. Lorsque leurs domestiques se rendent au super marché, ils utilisent des véhicules officiels, même lorsqu’on va chercher leurs enfants à l’école, on se sert de ces engins buteux. C’est du désordre. Parfois ce sont les officiels et leurs dépendants qui provoquent les embouteillages dans la ville. Ils sont tous pressés, au lieu d’attendre leur tour. Souvent lorsque leurs cortèges sont de passage, les autres automobilistes en profitent pour se ranger derrière eux pour se frayer le passage », a déploré un passager de bus.
Et d’ajouter, les chauffeurs de transport en commun sont également à la base des embouteillages dans la capitale. Eux aussi, ils sont toujours pressés. De fois ils circulent sur des bandes contraires. Ce qu’ils appellent en lingala« kolia mbwa »(manger le chien). Et lorsqu’on les interpelle par la Police, ils disent qu’ils sont victimes de la tracasserie.
Boni Tsala
(BTT/PKF)
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